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17 réduire la fraude, la surutilisation des services et le risque moral. Il est toutefois nécessaire d'opérer à une certaine échelle pour pouvoir fournir des assurances de manière durable, compte tenu des investissements initiaux et des compétences spécialisées nécessaires et de l'ampleur du pool de risques requis pour pouvoir compter que la loi des grands nombres permettra de prévoir les risques. Les mutuelles atteignent rarement l'échelle nécessaire. Par ailleurs, si elles proposent à certains groupes de population maliens des produits similaires à des polices d'assurance, elles compromettent les perspectives d'économies d'échelle dont a besoin le secteur des assurances pour justifier l'investissement initial dans la conception de produits et l'établissement de processus. Les efforts déployés pour faire converger les opérations de distribution de produits d'assurance médicale contrôlés et formels par les compagnies d'assurance et par les mutuelles sont encore embryonnaires, mais il importe de les encourager. 26. La taille relativement limitée du marché de l'assurance maladie reflète aussi l'ampleur des possibilités de transfert des risques non satisfaites qui ne sont pas capturées par le secteur des assurances. Outre qu'ils demandent d'être titulaires d'une police d'assurance vie, les prêteurs d'autres pays exigent aussi que le bien constituant le nantissement d'un prêt soit assuré. Une personne achetant une automobile à crédit doit non seulement avoir une police d'assurance responsabilité civile automobile (ARCA) valide, mais aussi une assurance contre le vol et une assurance dommages couvrant l'automobile elle-même ; il en est de même pour les équipements et machines agricoles, le bétail, les bateaux, etc. Au Mali, toutefois, les prêteurs n'exigent généralement pas ces assurances, et rares sont ceux qui les contractent de leur propre initiative. Les prêteurs n'exigent habituellement pas non plus d'assurance pour les travaux de construction qu'ils financent. Si le secteur de l'assurance propose d'exiger du public ou des membres de certaines professions qu'ils soient tenus de contracter des assurances supplémentaires, il existe encore d'amples opportunités d'accroître la portée des services d'assurance dans le contexte des activités de financement. Par ailleurs, même lorsque l'assurance devient obligatoire, il faut encore faire respecter cette obligation. Ce n'a pas toujours été le cas au Mali. Par exemple, toutes les marchandises importées au Mali doivent être assurées par un assureur domicilié dans le pays, mais cette loi de 1981 n'est guère appliquée, ce qui prive les assureurs maliens d'un volume d'assurance considérable. De même, la prescription selon laquelle au moins 25 % du risque assuré doit demeurer au Mali n'est pas toujours appliquée dans le secteur minier, les consortiums multilatéraux ayant généralement pour pratique de confier une part importante de leur portefeuille d'assurances à leurs partenaires internationaux et à ne laisser que des montants minimes aux soins du secteur des assurances locales. 27. Le faible degré de respect de l'obligation d'avoir une police ARCA est une autre explication de la taille très limitée du marché des assurances, et offre une opportunité manifeste d'accroître le taux de pénétration. Les derniers efforts approfondis déployés pour quantifier le nombre de voitures non assurées remontent à 2004 et ont permis d'établir de manière probante que 60 % des automobiles n'étaient pas assurés. Les opinions relatives au pourcentage de voitures assurées aujourd'hui divergent, mais de l'avis général un nombre considérable d'entre elles ne sont pas assurées et la plupart des motos ne le sont pas non plus. La proportion des primes au titre de l'ARCA dans le total des primes d'assurance non-vie évolue systématiquement à la baisse depuis dix ans, puisqu'elle est tombée d'un maximum de 45 % 2005 à 38% en 2013, malgré
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