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21 2013, l'assuré a recouvré 31 XOF à titre d'indemnité au Mali, contre 62 XOF en Côte d'Ivoire. L'explication la plus plausible est que la concurrence entre les lignes de produits qui détermine le taux de sinistre de l'ensemble du marché est considérablement plus faible au Mali qu'en Côte d'Ivoire et dans la plupart des autres marchés de la CIMA ; il est également possible que l'efficacité des opérations des assureurs soit beaucoup plus faible au Mali qu'en Côte d'Ivoire et sur les autres marchés ; il se peut également que ces deux facteurs fassent conjointement sentir leurs effets. Cet argument ne s'applique pas aux produits d'assurance catastrophique concernant les catastrophes naturelles comme les tremblements de terre et les ouragans (qui ne se produisent pas au Mali) ou certains produits d'assurance des transports (qui constituent une faible part du marché au Mali); en effet, ces derniers ne comptent pas verser d'indemnités la plupart des années, mais ont besoin des primes pour constituer des réserves nécessaires pour couvrir des dépenses élevées les rares années où des sinistres se produisent. Le tableau 5 montre que les taux de sinistre des différentes catégories d'assurance non-vie varient considérablement d'une année sur l'autre au Mali, ce qui ne témoigne pas de la stabilité prédite par la loi des grands nombres pour les pools de risque de taille adéquate 24. Le tableau montre également que, dans le cas de l'assurance vie - pour laquelle les mouvements des réserves ont été pris en considération - les clients tirent une moindre valeur de ce produit au Mali que dans tous les autres pays membres de la CIMA. Tableau 5. Taux de sinistre au Mali et dans d'autres pays membres de la CIMA Non-Life (in % of earned premium) Life (in % of written premium) 2011 2012 Côte d'Ivoire 38.2% 39.7% 2013 average 62.1% 46.7% 2011 2012 2013 average 84.0% 77.1% 84.4% 81.8% Sénégal 56.8% 41.1% 39.5% 45.8% 72.1% 74.8% 76.8% 74.6% Burkina 42.3% 46.0% 47.7% 45.3% 77.7% 82.0% 85.5% 81.7% Togo 45.0% 40.5% 47.2% Bénin 45.3% 43.9% 44.2% 42.2% 43.8% 69.5% 66.5% 68.7% 71.6% 68.9% 68.9% 73.0% 70.5% Centrafrique 40.4% 41.7% 41.1% 41.1% Niger 30.3% 41.0% 51.0% 40.8% 92.6% 91.2% 60.8% 81.5% Tchad 38.0% 30.2% 50.9% 39.7% 52.5% 163.4% 57.5% 91.1% Cameroun 34.0% 35.6% 37.3% 35.6% 70.9% 70.5% 81.6% 74.3% Gabon 30.8% 31.8% 34.8% 32.5% 73.8% 67.6% 79.6% 73.7% Mali 26.9% 36.2% 31.4% 31.5% 41.9% 35.6% 34.5% 37.3% Congo 20.5% 30.3% 16.7% 22.5% 57.6% 60.4% 61.9% 60.0% Guinée Equatoriale 21.0% 17.7% 11.9% 16.9% CEMAC 30.5% 32.5% 31.3% 31.4% 70.7% 70.1% 79.4% 73.4% UEMOA 42.9% 40.8% 50.1% 44.6% 77.2% 74.9% 79.7% 77.3% CIMA 37.2% 36.9% 41.2% 38.4% 75.4% 73.6% 79.6% 76.2% Source FANAF, AXCO Insurance Services, analyse des membres des services de l'institution 31. Les informations les plus récentes sur les taux de sinistre des différents assureurs font état d'une variance considérable. Le dernier Annuaire des sociétés 24 La << loi des grands nombres » explique en termes mathématiques comment le résultat d'un nombre suffisamment élevé d'unités comparables exposées aux mêmes risques est plus prévisible que le résultat relatif à chacune de ces unités. Elle permet de cesser de parier pour procéder à une gestion statistique du risque, ce qui permet aux compagnies d'assurance de proposer des risques de transfert viables en échange d'une prime calculée en conséquence et, par conséquent, de transformer l'incertitude future en prévisibilité.
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